Prévention des intoxications au monoxyde de carbone

En période hivernale, l’actualité est marquée chaque année par la survenue de situations dramatiques liées aux intoxications au monoxyde de carbone (CO), lourdes de conséquences pour la santé des personnes.  

Provocant plusieurs décès par an, ce gaz inodore et invisible est la première cause de mortalité par gaz toxique en France.

En Bretagne, au cours de l’année 2025, 65 épisodes d’intoxications accidentelles par le monoxyde de carbone ont été signalés à l’ARS, 190 personnes ont été intoxiquées, 3 personnes sont décédées. Les sources principales d’intoxications au monoxyde de carbone dans l’habitat restent les chaudières (environ 70% des personnes intoxiquées en 2025). Cette année 2025 aura été marquée par des inondations en Ille et Vilaine et un épisode de grand froid, ayant occasionné des intoxications au monoxyde de carbone en lien avec le mauvais usage de groupes électrogènes ou de pompes à eau.. L’année 2026 n’est pas encore achevée et pourtant 28 épisodes d’intoxications au monoxyde de carbone ont déjà été signalés, représentant 65 personnes intoxiquées.

Le monoxyde de carbone résulte plus particulièrement d’une mauvaise combustion des dispositifs fixes de production d’eau chaude et de chauffage, quelle que soit la source d’énergie utilisée (gaz, fuel, pétrole, bois…), associée le plus souvent à une insuffisance de ventilation. Les appareils mobiles à combustion non raccordés, et notamment les chauffages d’appoint utilisés en continu, sont des dispositifs susceptibles de conduire également à des émanations importantes de ce gaz toxique.

Il en est de même de l’utilisation inappropriée, dans des espaces clos lors de travaux ou de circonstances particulières tels que les intempéries (tempêtes, inondations, grand froid, …), de matériels équipés d’un moteur thermique, tels que les groupes électrogènes ou les motopompes. Ces derniers doivent impérativement être placés à l’extérieur des locaux.

Le maintien d’une aération permanente dans les locaux, la vérification des équipements et de leurs conditions d’installation ainsi que l’entretien des conduits d’évacuation des fumées par un professionnel qualifié au moins une fois par an demeurent les principaux gages de sécurité.

Les coûts de l’énergie peuvent conduire à une réduction de l’aération et de la ventilation des locaux, source d’un risque accru d’intoxication au monoxyde de carbone pour les occupants.

Afin de donner au grand public des conseils lui permettant de mieux se protéger contre ce risque, le ministère chargé de la santé en lien avec ses partenaires contribue à la production de différents supports de communication et participe à des opérations de sensibilisation.

En complément de ces initiatives, il parait important que vous puissiez relayer avant la saison de chauffe et notamment en lien avec un aléa climatique sur vos communes et auprès de vos partenaires locaux, les éléments de cette campagne d’information notamment au travers d’articles que vous pourriez insérer dans vos journaux municipaux ou publications locales  (cf. la page « Le monoxyde de carbone » du site internet de l’ARS de Bretagne et notamment la mise à disposition d’un kit de communication dédié).

Vous veillerez également à faire preuve d’une vigilance particulière dans tous les établissements communaux et établissements recevant du public dont vous avez la responsabilité.

Il convient enfin de rappeler que l’efficacité de ces actions de prévention ne peut être garantie que par une mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés.

Le département santé-environnement de la Délégation Départementale des Côtes d’Armor de l’ARS reste à votre disposition pour tous renseignements complémentaires concernant cette campagne de sensibilisation.

Agence Régionale de Santé (ARS) Bretagne

Délégation Départementale des Côtes d’Armor| Département Santé-Environnement

12 rue de Paimpont CS 82152 22021 Saint-Brieuc    

www.bretagne.ars.sante.fr

 

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Pour limiter les risques d’intoxication, voici quelques bons gestes à adopter.

Dans les logements :

• Au moins une fois par an, avant l’hiver et impérativement avant toute remise en fonctionnement, faire systématiquement vérifier et entretenir par un professionnel qualifié les installations de chauffage (comme les chaudières, cheminées, poêles) et de production d’eau chaude ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique). Les locataires sont tenus à l’entretien annuel de leur installation. Pour en savoir plus : Entretien annuel de la chaudière : quelles règles pour le locataire ? | Service Public

• Aérer au moins 10 minutes par jour le logement, même s’il fait froid (permet d’évacuer l’humidité sans pour autant refroidir le logement) ;

• Maintenir les systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et ne jamais boucher les grilles de ventilation, entrées et sorties d’air ;

· Installez au moins 1 détecteur de monoxyde de carbone normé NF292 ou NF EN 50291-1 dans le logement si celui-ci est équipé d’appareils utilisant une énergie combustible (chaudière, insert, poêle…). Il est cependant important de noter que ces détecteurs sont des appareils d’alarme qui ne suffisent pas à eux seuls à éviter les intoxications.

Pour les appareils mobiles :

• Respecter systématiquement les consignes d’utilisation des appareils à combustion indiquées par le fabricant : n’employer que le combustible préconisé, ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu (2h de suite maximum) ;

• Les appareils de cuisson ne doivent jamais être utilisés pour se chauffer ;

• Les groupes électrogènes, les braseros et les barbecues ne doivent jamais être utilisés dans un espace clos (habitation, garage, sous-sol…) ni en extérieur près des portes, des fenêtres ou des bouches d’aération des logements ;

Les véhicules à moteur (auto, moto…) ne doivent pas rester moteurs allumés dans le garage ;

• En cas d’événements climatiques exceptionnels (inondations, tempêtes, grand froid), les pompes de relevage, ou pompes à eau, à moteur thermique et les groupes électrogènes ne doivent jamais être utilisés en intérieur.

En cas de suspicion d’une intoxication au monoxyde de carbone (maux de tête, vertiges, nausées, vomissements…), les consignes de bonne conduite sont les suivantes :

  • Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres ;
  • Arrêter les appareils de combustion si possible ;
  • Faire évacuer les lieux ;
  • Appeler les secours (112, 18 ou 15 et le 114 pour les personnes malentendantes) ou un centre antipoison (numéro d’urgence 24/24, 7/7 : 01 45 42 59 59) ;
  • Ne réintégrer les locaux qu’après l’avis d’un professionnel.

Mairie