Sites et monuments

 

  • Architecture sacrée :

1/ Chapelle Saint Unet :

Cette chapelle a une origine très ancienne. Fondée au XVIIIe et vendue comme bien national sous la Révolution,  elle fut reconstruite en 1760. Le bâtiment est redonné par l’acquéreur à la fabrique de Laurenan, et reconstruit en 1878. On y célébrait la messe le dimanche et les jours de fête pour les habitants environnants en raison de l’éloignement de l’église (25 mn à pied). Chaque année, deux grandes foires se déroulaient sur le site de Saint-Unet, où l’on vendait des petits cochons. Unet serait une déformation d’Idunet, moine du VIe siècle, originaire de Landevennec.

2/ Chapelle de Tertignon

L’édifice rectangulaire comporte un chevet à pans coupés, une sacristie accolée au nord en 1760, et, sur sa façade la plus vieille, deux contreforts encadrant une petite porte ronde et un petit clocheton ajouré. Sur le placitre, un thuya de Lawson mesure près de 32 mètres de hauteur.

  • Architecture civile :

3/ La gare

À la fin du XIXe siècle, le train apporte aux communes reculées les engrais et les amendements nécessaires au développement de l’agriculture. La ligne Loudéac-La Brohinière est concédée à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, puis aux Chemins de fer nationaux. Dès 1880, les discussions au sujet du tracé entraînent des polémiques entre les élus locaux, aussi la ligne ne voit-elle le jour qu’en 1907. Trois trains quotidiens circulent dans chaque sens, à la vitesse de 40 kilomètres à l’heure. Toutes les stations sont construites sur des modèles proches, utilisant la brique et le béton. Derrière la gare, nous pouvons admirer ‘la marquise », rénovée en 2008.

4/ Le porche du manoir et le puits de la brousse

Jusqu’au XVIIe siècle, la seigneurie de Laurenan exerce à partir de ce manoir, dit « château de Laurenan », la haute, moyenne et basse justice de la région. En décembre 1796, une bande de chouans insoumis, conduits par M. de Saint-Pern, mène quelques actions de banditisme dans les environs. Excédés par les injonctions pacifistes de M. de Larlan, propriétaire du manoir de La Brousse-Jounin, les royalistes le tuent le 5 décembre. Il ne subsiste aujourd’hui que ce porche et quelques murs de cette ancienne place forte de la région.

Ce puits est accessible par deux côtés. Son portique, coiffé d’un toit d’ardoises, soutient le treuil. Devant chaque margelle, deux petites marches permettent de reposer les seaux pleins.

5/ Le manoir et l’étang de Launay Guen

Launay-Guen est le siège d’un fief seigneurial depuis le haut Moyen Âge. En 1884, l’enceinte quadrangulaire, d’une centaine de mètres de côté, est encore visible, composée de deux talus de 7 mètres de haut et séparés par un fossé de 6 mètres de profondeur. Plus tard, un manoir remplace cette enceinte. Il est la propriété des vicomtes de Carné jusqu’à la Révolution. Il ne subsiste aujourd’hui de cet édifice qu’une fenêtre à pilastres de style Renaissance, ornés de piliers et de moulures.

6/ Le manoir de la Bédinière

Sous l’Ancien Régime, la paroisse de Laurenan comprend trois maisons nobles, dont aucun édifice n’est cependant resté. Cette porte en ogive, réintégrée dans la façade d’un nouveau bâtiment, subsiste toutefois de la demeure de La Bédinière, occupée à la fin du XVIIIe siècle par un certain Posnic.

 

Comments are closed.